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ARRAS HISTORIQUE    

Nemetacum  Arras

 Sous les Gaulois, Arras s'appelle Nemetocena, du celte Nemeton : lieu sacré, sanctuaire. Dans ' la guerre des Gaules', César nous apprend que c'est un lieu de campement "Nemetocenna", où il passe deux hivers . C'est à l'époque le seul lieu connu au Nord d'Arras. Le nom de Nemetacum n'est peut-être pas la latinisation du nom  gaulois mais désigne plutôt un autre lieu crée par auguste voici 17 siècles sur la colline Baudimont.( voir ci-dessous)

       

Le nom d'Arras n'apparaît qu'au XII éme siècle, par contraction du nom d'Atrébates (ATREBATES donne Atrades / Atradis / Aras puis Arras). L'origine du nom n'a donc rien à voir avec rats. Souvent évoqué. Sous louis XI, la ville s'est appelée Franchise. Les néerlandais lui ont donné le nom d'Atrecht.

 Durant le Bas-Empire, Arras se distingue dans les textes officiels de l'époque qui nous renseignent sur sa position économique. En effet, Arras est l'un des piliers du commerce et du textile: de magnifiques draperies sont reconnues dans le monde entier.

Dès le VII siècle, la ville se dote d'une abbaye dédiée à Saint-Vaast au pied de la cité gallo-romaine.  Selon laArras, tapisserie légende, Saint-Vaast a délivré la ville de l'ours qui effrayait la région.

Au cours du XII ème siècle, Arras connaît un essor économique important qui lui donne une position stratégique concernant ce qui déjà auparavant l'avait rendue célèbre: les draps et ses fameuses tapisseries, les Arrazi.

Depuis 1492 Arras est sous domination espagnol et le textile ne tarde pas à laisser place au commerce du grain. C'est à cette époque que la ville acquiert une plus grande importance avec la construction du Beffroi (1463) et celle de l'Hôtel de ville (1502).

En 1659 grâce au traité des Pyrénées Arras redevient française et dès 1668 la ville entreprend la construction de la citadelle. A l'aube de la Révolution Arras est sans conteste une ville "riche" grâce à l'industrie et la Porcelaine dont le secret de son décor bleu a été redécouvert il y a quelques années. 
En 1790 elle devient le chef-lieu du département devant Aire-sur-la-lys.

Pendant la 1ère guerre mondiale Arras n'a pas été épargné.
Au cours des différentes batailles de l'Artois,  la ville a fait face à de violents combats qui ont détruit une partie de la ville en 1915 notamment l'Hôtel-de-Ville, le Beffroi et le Palais Saint-Vaast.
Dès lors commence la période de reconstruction .

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 Place des Héros Arrs 24 juillet 2010 photo nordmag

les 24 et 25 juillet 2010 à Arras, Place des Héros: cours d'histoire locale en plein air !
Visites guidées pour observer les fondations de la chapelle de la Sainte-Chandelle, de la Maison rouge et
des aubettes mises au jour pendant les travaux de rénovation de la place. Un promontoire permet de prendre de
la hauteur pour découvrir ces fouilles .Les visites durent de vingt à trente minutes, par groupes de vingt
personnes.(gratuit). Les visites sont commentées par des guides conférenciers de l'office de tourisme d'Arras, et par des archéologues.
Au terme des travaux, la municipalité a choisi de perpétuer le souvenir de la Sainte-Chandelle et de la
Maison rouge par un marquage au sol, sur le terre-plein central, qui sera rénové.

Place des Héros Arrs 24 juillet 2010 photo nordmag

reconstitution service archéologie ville d'Arras

Au début du XIIIème siècle, une flèche d'environ 30m. destinée à abriter le cierge à l'origine du miracle des Ardents que la tradition situe en mai 1105, est érigée sur le Petit Marché. Ce cierge confié par la Vierge  à deux ménestrel a permis la guérison de nombreux malades atteints du mal des Ardents. En 1630, un bâtiment rectangulaire destiné à abriter une conciergerie est réalisé sur la face ouest. En 1648, on ajoute une rotonde selon les plan le l'architecte Nicolas Blasset. Cette chapelle demeure jusqu'au XVIIIème siècle l'un des plus hauts lieux de la piété arrageoise et reçoit de  prestigieux visiteurs tels que Louis XI, Charles Quint, les Archiducs Albert et Isabelle et Louis XIV. La décision de la démolition pour cause de vétusté intervient le 2 juillet 1791.

la sainte chandelle à Arras      la sainte chandelle à Arras -  triptyque

Le miracle de la sainte chandelle à Arras:
Dans la nuit du 24 au 25 mai 1105, une femme vêtue de blanc apparaît à deux trouvères, Itier et Norman. Ces deux musiciens entretiennent une haine profonde depuis que Norman a tué le frère d'Itier. Mais cette nuit-là, une mystérieuse créature féminine leur intime de se rendre à la cathédrale d'Arras où 144 personnes agonisent du mal des ardents (intoxication à l'ergot de seigle), une maladie mortelle qui frappe l'Europe du Nord. Comme en beaucoup de villes de France, le mal des Ardents fait rage à la fin du printemps, au moment où les dernières céréales qui ont passé l'hiver, ont pu être infectées par une moisissure
Quelques heures plus tard, une nouvelle apparition. La femme, cette fois, tient un cierge qu'elle s'apprête à leur remettre. Mélangée à de l'eau, sa cire guérira les malades qui boiront ce breuvage avec foi. Elle ordonne aux deux trouvères de s'associer l'un à l'autre pour accomplir sa mission. Les deux hommes doivent se réconcilier.
Après moult revirements, les deux ménestrels acceptent de prier ensemble dans la cathédrale d'Arras. La Vierge leur remet alors le cierge miraculeux et les malades sont sauvés.
C'est la scène que décrit ce tableau :
Depuis le XIIe siècle, le miracle de la sainte chandelle est raconté par l'histoire locale. Ce triptyque, réalisé aux XVIe et XVIIe siècles, a le sens de la morale : il n'y aurait pas eu de miracle si Itier et Norman ne s'étaient pas réconciliés. Foi et pardon, deux notions ici mises en scène. Au premier plan, de nombreux malades sont guéris, sauf un homme qui, ayant d'abord refusé l'eau miraculeuse, meurt de n'avoir pas cru à temps.

 

 

         
                La CATHÉDRALE         

Église abbatiale commencée en 1774 sur les plans de Contant d'IVry. Interrompus par la Révolution, les travaux sont repris en 1804 à l'initiative de Napoléon 1er pour l'édification d'une cathédrale. Inaugurée en 1833 par Monseigneur de la Tour d'Auvergne, détruite en 1914, elle sera reconstruite à l'identique. La sévérité de son architecture gréco-romaine est tempérée par la grande luminosité intérieure.

stvaast1.jpg (48552 octets)                    stvaast2.jpg (60939 octets)                Cathédrale d'Arras

L'ABBAYE SAINT-VAAST

Fondée au 7éme siècle, rattachée à la règle bénédictine, l'abbaye fut à l'origine de la ville qui se construisit autour d'elle. Au 18éme siècle Dom Vigor de Briois et le cardinal de Rohan, abbé commendataire, entreprirent la rénovation et la reconstruction. L'ancienne cathédrale Notre-Dale de la Cité, étant elle-même détruite, un décret de Napoléon 1er met l'église abbatiale St Vaast à la disposition de l'Evèque d'Arras, Mgr de la Tour d'Auvergne pour en faire sa cathédrale. Épargnée par la révolution, elle fut détruite en juillet 1915 ( voir page histoire régionale) . Reconstruite à l'identique, elle demeure un exemple grandiose de l'architecture religieuse classique. Elle abrite aujourd'hui le musée et la médiathèque.  

        

La Maison natale de Vidocq formait l'angle de la rue des Trois Visages (rue de Warance ou du Miroir de Venise à l'époque) et de la rue de la Braderie (alors rue du Portugal).La maison natale de Robespierre était assez proche et l'on peut penser à l'emplacement de la future place de la Vacquerie (dépendant en partie de la paroisse de la Madeleine)ou sa famille possédait plusieurs maisons...

Maison de ROBESPIERRE

Maison Construite en 1730. Maximilien de Robespierre (1758-1794), avocat au Conseil d'Artois, y résida de 1787 à 1789. Elu député du tiers-état, il quitta définitivement sa ville natale pour rejoindre les Etats Généraux et s'installer à paris.

Le THEATRE

Situé sur l'ancienne place du Minck (marché au poisson), le théâtre fut édifié de 1780 à 1785 sur l'emplacement des anciennes prisons du châtelain, d'un corps de garde et de la bourse commune des pauvres. La façade néo-classique dissimule une étonnante salle à l'italienne au décor chatoyant. Elle est caractéristique des salles provinciales construites au 18éme siècle dans le style Louis XVI.

Arras, le Théatre,salon de musique photo nordmag

Le BEFFROI et l'Hôtel de Ville beffroi d' Arras

Le beffroi est une tour de guet servant à sonner l'alarme lors des attaques ennemis ou lors des incendies. Parfois indépendant. Il est souvent accolé à la Halle échevinale : l'Hôtel de Ville. Celui d'Arras mesure 75 m jusqu'au bout de la hampe du lion. Commencé en 1463, il ne fut achevé qu'en 1553 sous les plans de Jacques Le Caron alors que l'hôtel de Ville commencé en 1501 était achevé depuis 1508. Cette tour ressemble étrangement à celle de la cathédrale d'Anvers qui lui est légèrement antérieure (elle mesure 123 m de hauteur). Coiffé d'une couronne, le beffroi est surmonté par le lion. Incendié le 8 octobre 1914, détruit par les obus le 31 octobre 1914, il fut reconstruit sur une armature de béton et terminé en 1932 sur les plans de Pierre Payet.

Symbole des libertés communales et de la prospérité de la ville, le beffroi fut édifié de 1463 à 1554 dans un style gothique flamboyant. Au sommet de ses soixante-quinze mètres se dresse un lion brandissant un soleil. Construit du 16éme au 19éme siècle, l'Hôtel de Ville offrait un ensemble de styles disparates : Gothique, Renaissance, Napoléon III. Le 21 octobre 1914, ce superbe édifice disparaissait sous les obus. Il sera reconstruit dès 1924 par Pierre Paquet dans une plus grande sobriété.

 

La Place des Héros  
détail d'une façade...

Dès le 12éme siècle elle est connue sous le nom de petit marché. Les halles corporatives y étaient regroupées. La chapelle de la Sainte Chandelle, la Maison Rouge et son pilori occupaient le centre. Au Moyen-Age les trouvères y donnaient leurs représentations théâtrales. Depuis 1945, elle porte le nom de place des Héros en hommage aux résistants arrageois fusillés pendant la guerre 1939-1945.

arras_heros9.jpg (48295 octets)    Arras, Place des Héros vue du Beffroi    arras_heros8.jpg (50010 octets)        

LA RUE DE LA TAILLERIE

Emplacement de la halle aux draps. Au moyen-âge ceux-ci étaient soumis à la taillerie (mesurage) et au marquage d'un plomb. Cette rue forme avec la petite Place et la Grand-Place un ensemble architectural harmonieux : 155 maisons reposent sur 345 colonnes de grès. Leur sous-sol s'étage sur deux ou trois niveaux de caves ou de boves.

La GRAND-PLACE           

Centre principal de l'activité marchande dès le 11éme siècle, la Grand-Place s'étend sur plus d'un hectare. Témoin de 1 000 ans d'histoire elle a vu se succéder au cours des siècles tournois, joyeuses entrées des princes et souverains, revues militaires. Son marché au grain prospéra jusqu'à la première guerre mondiale. Les maisons de bois reconstruites en briques et en pierres, dès le 17éme siècle, présentent en façade des enseignes sculptées : gerbes de blé, chaudron, heaume, cloche...

LE MONT-DE-PIETE

La création des Monts-de-Piété fut décidée par les archiducs Albert et Isabelle d'Autriche, gouverneurs des Pays-Bas pour lutter contre l'abus de prêts à taux usuraires. Ils furent édifiés par Wenceslas Cobergher, architecte anversois, dans quinze villes des Pays-Bas dont Arras en 1624. Reconstruit en 1920 selon les dessins originaux, son activité se poursuivit jusqu'à la deuxième guerre mondiale. La façade à volutes renversées servit de référence aux maisons des deux places.  

Arras, La Grand-Place
Façades de la Grand-place ( 15 ème & 17 ème siècle ) avec à gauche , l'hôtel des Trois Luppars  ( pignons à pas de moineau), la plus ancienne maison de la place( 1467), la maison à sa droite date de 1684.

LA CITADELLE VAUBAN      ICI

photos©nordmag

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