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Histoire de Béthune  

BETHUNE Pas de Calais : le Beffroi et l'Eglise St Vaast photo nordmag

 

ROBERT V, l'un des seigneurs les plus renommés de l'illustre maison de BETHUNE, prit possession de la seigneurie de la ville en 1145. Une guerre, qui dura quatre ans, opposa le COMTE DE FLANDRE et LE ROI DE FRANCE, mais BÉTHUNE n'eut pas à en souffrir.
A peine la paix fut-elle conclue qu'une peste cruelle se déclencha. Les deux maréchaux ferrants, GERMON et GAUTHIER de BÉTHUNE, voulaient espérer contre toute espérance. II avaient foi et confiance en leur saint patron SAINT ELOI. Pendant leur sommeil, ils eurent séparément une céleste vision: SAINT ELOl leur commanda d'établir une Charité, c'est à dire une confrérie, pour assister les pauvres, soigner les malades, ensevelir les morts. En outre, il leur ordonna de faire une chandelle qu'ils se partageraient par moitié et qui serait pour les membres de cette Confrérie un signe permanent d'union fraternelle et de protection céleste dans l'exercice de leurs charitables fonctions. Ils se rencontrèrent près de la fontaine appelée la fontaine de QUINTY et se communiquèrent l'histoire de leur vision et leurs projets, touchant la création d'une méme "CHARITÉ". Bientôt, le fléau s'éloigna et ainsi naquit la célèbre "CONFRÉRIE DES CHARITABLES DE SAINT ELOI qui remonte à 1188.
ROBERT VI, surnommé LE JEUNE, prit possession de la seigneurie de BÉTHUNE dans un moment critique. Après la mort de Philippe d'ALSACE, l'archevêque de REIMS, GUILLAUME AUX BLANCHES MAINS qui gouvernail la FRANCE, pendant l'absence de Philippe AUGUSTE retenu en OUEST par la croisade, s'était emparé de BÉTHUNE et des autre villes d'ARTOIS, jadis données en dot è la reine ISABELLE. GUILLAUME LE ROUX, succéda à ROBERT DE BÉTHUNE en 1193. Le transfert du Comté d'ARTOIS à la couronne de France provoquait à ce moment de vives inquiétudes dans la Flandre.
BAUDOUIN IX rechercha amitié de RICHARD, roi d'Angleterre, qui lui promit de le faire rentrer en possession de cette province. Après avoir vainement sommé Philippe AUGUSTE de lui restituer l'Artois, il se porta avec une armée nombreuse dans cette province. Les bourgeois de BÉTHUNE se défendirent vaillamment contre l'armée flamande. BÉTHUNE fut assiégée en 1197. Grâce è la résistance des habitants, les assiégeants se retirèrent. Un traité de paix fut signé à PÉRONNE en 1199 et BAUDOUIN recouvra BÉTHUNE pour lui et ses successeurs. Une charte de 1202 donnée par GUILLAUME LE ROUX avant son départ pour la croisade, restitua à la ville le droit de péage. Une charte de 1210 confirmait les termes de celle de 1202 et reconnaissait le pouvoir de juridiction des échevins. C'est la charte de 1222, appelée la KEURE, donnée par Daniel, fils de Philippe AUGUSTE, qui est considérée comme la véritable charte communale. Elle donnait aux bourgeois le privilège de la justice par les pairs, mais BÉTHUNE ne fut jamais une commune au sens juridique du terme.

ROBERT VII succéda à DANIEL, son frère. Avant lui l'écusson des seigneurs de BÉTHUNE était »d'azur aux bandes d'or". A ces armoiries, il substitua celles "d'argent à faces de gueules"qui furent adoptées par les membres de la MAISON DE BÉTHUNE et devinrent celles de la ville, c'étaient celles de TERMONDE, seigneurie de la femme de GUILLAUME II. Il améliora considérablement les fortifications de la ville, voulant faire de cette place une des plus fortes du pays. Des sept tours qu'il fit construire, deux existaient encore lors du démantèlement, l'une s'élevait au-dessus de la porte Saint Pry reconstruite en 1355, l'autre servait de dépôts de munitions, au bastion ST IGNACE construit en 1670 par VAUBAN. Les descendants de ROBERT I avaient au XIIIème siècle une fort grande situation dans tout le pays. Citons les seigneurs de CARENCI d'HEBUTERNES et de SULLY-SUR-LOIRE. Le peuple de BÉTHUNE s'identifiait alors avec l'illustre maison de ce nom et cette maison se confondait avec ce peuple. En 1297, Philippe LE BEL envahit la FLANDRE.
 BÉTHUNE acquise au roi de France ouvrit ses portes. Ce fut la première ville parmi les cités flamandes et de l'Artois qui fit sa soumission au Roi de FRANCE.

En 1302, après la bataille de COURTRAI, la ville fut assiégée par les flamands. Grâce à de fréquentes incursions et après avoir regroupé une armée, le Roi de FRANCE reprit la ville et abandonna à MAHAUT, Comtesse d'Artois, les droits qu'elle pourrait avoir en la ville. Celle-ci fit reconnaître son autorité et maintenir les chartes et privilèges. Après de nouvelles protestations et menaces, le Comte de FLANDRE renonça. La Comtesse MAHAUT s'attacha alors à sauvegarder les intérêts communaux et les droits seigneuriaux.
Édouard d ANGLETERRE, qui voulait s'attacher les communes flamandes, avait promis aux flamands la restitution de la ville. Au cours de la guerre de CENT ANS, BÉTHUNE résista héroïquement aux attaques des armées flamandes.
La charte de 1348 les récompensa de leur résistance, en lui permanent de construire un BEFFROI de bois et pierre et dans celui-ci une prison. BÉTHUNE fut à nouveau menacée. La peste éclata. La guerre continuait. BÉTHUNE participa aux dépenses imposées par les états d'ARTOIS pour la rançon du roi. Elle fut privée de la double protection royale et seigneuriale.
En 1383, Louis DE MALE, Comte de Flandre, prit possession de la seigneurie de BÉTHUNE qui fut ainsi réunie à la FLANDRE. II reçut le serment des échevins de la ville et jura le maintien de leurs privilèges.
En 1388, Guillaume de NAMUR prêta serment et prit possession de la seigneurie. Il autorisa en 1388 la reconstruction en pierre du BEFFROI qui, construit en bois en 1346, menaçait de tomber en ruines. Jean de NAMUR, frère de Guillaume, dont les ressources ne suffisaient pas à payer les dépenses excessives, vendit la seigneurie de BÉTHUNE. La ville connut ensuite incendies et famine.

BETHUNE


En 1429, la peste apparut. En 1447, un nouvel incendie détruisit la halle échevinale. 
En 1445, Charles le TÉMÉRAIRE en main l'administration de la seigneurie de BÉTHUNE.
LOUIS XI prit possession du fief en 1477. Instruit des difficultés financières de la ville, il lui fit donation pleine et entière de toutes les rentes viagères appartenant à des particuliers dont les biens avaient été confisqués, pour avoir tenu naguère le parti contraire à la FRANCE, fit réparer les fortifications.
En vertu d'un traité du 23 décembre 1482, MARGUERITE, sœur de Philippe le BEAU, reçut en dot le Comté d'Artois et notamment la seigneurie de BÉTHUNE. Mais la paix ne dura pas. MAXIMILIEN, Duc d AUTRICHE, envahissait l'Artois en 1488. Sa défaite s'acheva par le traité d'ARRAS le 16 mai 1486. La paix dura jusqu'à l'avènement de LOUIS XII qui le 5 juillet 1499, remit la ville à Philippe LE BEAU, qui respecta les Chartes, franchises et coutumes. La guerre recommença ses ravages en Artois en 1527. D'importants travaux de fortification furent effectués de 1528 à 1530. On établit un bastion dans le terrain des Récollets. De leur couvent, dont ils durent reconstruire l'église dans les murs, on voit encore de nos jours quelques vestiges. Charles QUINT voulut resserrer l'enceinte des fortifications du côté du faubourg de Béthune Catorive, ordonna en 1533 le déplacement de l'église SAINT VAAST et sa réédification dans l'intérieur de la ville. La guerre continuait, implacable, entre la FRANCE et l'ESPAGNE. Il fut ordonné, afin de prévenir toute attaque, de renforcer les fortifications de la ville. Après les temps troublés et de division des guerres de religion, BÉTHUNE proclama sa résolution de réconcilier la province d'Artois avec le roi. Cependant, la guerre se perpétuant entre les français et les espagnols, les magistrats de BÉTHUNE reconstituèrent les compagnies bourgeoises en décembre 1594.

BÉTHUNE connut vers 1600 une ère de prospérité sous le gouvernement de l'Archiduc ALBERT et de l'Archiduchesse ISABELLE. Les campagnes devinrent fertiles, le commerce florissait. Les seigneurs eurent par lettres patentes du 2 septembre 1608 la propriété pleine et entière du tiers des bois domaniaux, connu sous le nom de bois dérodés et sur lesquels les bourgeois n'avaient qu'un simple droit d'usage.
Cependant une lutte de plus en plus acharnée allait se déclencher entre l'Espagne et la France. La déclaration de guerre fut publiée à BÉTHUNE 19 mars 1635. La ville occupée par les troupes espagnoles fut assiégée en 1645 et capitula. Les troupes espagnoles tentèrent de nouvelles incursions dans les années qui suivirent. Le traité des Pyrénées, le 7 novembre 1659, entre PHILIPPE IV et LOUIS XIV, mit fin à la guerre et aux prétentions de l'Espagne sur la ville et la Châtellenie de ,BETHUNE.

Ensuite Béthune fut fortifiée par Vauban, qui va renforcer la  défense de la ville selon ses nouveaux principes. Il faudra attendre la crise de la Révolution et l'arrivée de Napoléon 1er pour relancer le ville.  Aux environs de Béthune les zones marécageuses servirent d'abri à ceux qui étaient opposés au régime napoléonien.
Le commerce reprend peu à peu grâce à la construction du canal en 1825. Béthune est alors un centre administratif et militaire. Grâce à La révolution industrielle et à l'extraction du charbon, Béthune sera un puissant centre de batellerie et embarcadère du charbon.
De 1870 à 1879, les fortifications sont démantelées. A la fin du XIX ème siècle, il n'en reste aucune trace, et la ville se dote de boulevards, de gares...


BETHUNE

Puis vient la période de reconstruction de 1919 à 1932., les rues s'élargissent, le Beffroi est dégagé des maisons environnantes. La Grand-Place est reconstruite dans le Style régionaliste, Art Déco, Néo-Flamand.  
La deuxième guerre mondiale est une catastrophe pour l'économie basée sur le charbon, elle
est également une rude épreuve même si la ville a subit moins de dégâts.
Depuis, Béthune a vue ses équipements et son commerce se développer, ainsi que la vie associative et culturelle.

    

Chaque année, début septembre, Béthune fête la Libération 
 

Dans le cadre de Béthune 2011 : LE BEFFROI NUMÉRIQUE

 

ASSOCIATIONS HISTORIQUES & PATRIMONIALES

Les Amis du Musée de Béthune et de l'Estracelles
21 rue de la Délivrance  62400 BETHUNE
site officiel:  http://www.amisdumusee-bethune.fr/

 

Les Amis du Musée de Poche  ANNEZIN
2, rue du Dct Roux     62232    Annezin 
Tél : 03 21 56 77 74       musee-poche-annezin@wanadoo.fr

 

 

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