La PISCINE A l'origine, c'est une école de natation qui a été inaugurée le 1er Août
1936 et réalisée par Paul Hanote, architecte, dans le style Art Déco. Elle rappelle par son style paquebot, les grands transatlantiques d'avant guerre.
Dimensions : 70m de long et 50 m de large en béton armé. bassins de 2000 m3 de contenance ,
Plusieurs plongeoirs jusqu'au 5m de haut, 224 cabines et 4 vestiaires.
Depuis 1963, l'eau est chauffée d'abord par le charbon puis aujourd'hui par le gaz à 29° et 32° pour les
enfants.
La piscine a été rénovée en 1997 afin de se conformer aux normes de sécurité
Ouverture de mi-juin à mi-septembre
( ART DÉCO : Mouvement développé dans les années 1920/1930 , de style épuré, lignes simples et fuyantes, surfaces planes. L'Art Déco a connu son apogée en 1925 à l'exposition des Arts
Décoratifs de Paris.)
Événement :
les vendredi 8 et samedi 9 juin
2007 : "Water Born" Carolyn Carlson
Carolyn Carlson crée un évènement chorégraphique pour
douze danseurs à la piscine art-déco de Bruay-la-Buissière (62). Water-born inaugure un cycle consacré à l’eau : l’eau puissance à la
fois destructrice et créatrice, l’eau enjeu écologique et économique
majeur, l’eau source d’inspiration poétique et élément de spiritualité.
Water born est né de la réunion d'une chorégraphe d'envergure
internationale, Carolyn Carlson, et d'un lieu emblématique du patrimoine
de l'Artois, la piscine Art Déco de Bruay-La-Buissière. Événement unique
pour douze danseurs, la création s'inspire des mythes et des symboles liés
à l'eau...Production Centre Chorégraphique National Roubaix http://www.ccn-roubaix.com
Nord-Pas de Calais, Ville de Bruay-La-Buissière, Artois Comm. Communauté
d'agglomération de l'Artois
Le PARC :
Début des travaux le 8 mars 1932 par l'architecte Paul Hanote. La construction a été décidée par le maire : Henri Cadot et le conseil municipal dans un souci de bien être des habitants qui travaillaient durement à la mine.
La statue de Roger Salengro a été inaugurée le 24 octobre 1937 par Léon Blum, Max Dormoy et Henri Cadot. Le
kiosque a été inauguré en 1938 et restauré dans les années 90. Les cours de tennis sont d'origine 1934, rénovés en 1995 et 1972.
Le parc est composé de 10 espèces rares d'arbres, qui ont permis à la
Ville d'obtenir en 1988, le premier prix national de l'arbre....
Le STADE a une superficie de 2 hectares et demi , avec un terrain de Football de 100 m de long, une piste en cendrée de 400 m et les
tribunes sont construites avec des cintres en béton armé qui évite de mettre des piliers et peuvent accueillir 1200 personnes.
Le site est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
L' ensemble du stade-parc et de la piscine est inscrit aux Monuments Historiques, 1997.
LE STADE-PARC DE
BRUAY-LA-BUISSIERE FÊTE SES 70 ANS !
L’ensemble que constitue le Stade-Parc Salengro (parc, piscine, stade) est
un bijou hérité de l’âge d’or minier bruaysien des années 30s. Surprenant,
de style Art Déco, il est le témoin de l’époque radieuse du Front
Populaire.
Revue de presse
À Bruay, depuis soixante-dix ...
article de La Voix du Nord du 30/07/2006
À Bruay, depuis soixante-dix ans, l’Art
Déco a les pieds dans l’eau
Avec ses lignes épurées, son décor blanc et bleu et ses 224 cabines, la
piscine Art Déco de Bruay-La Buissière, près de Béthune, a des airs de
paquebot d’avant-guerre : dernier bassin découvert de ce style encore en
activité, il fête ce dimanche ses 70 ans.
Symbole du Front populaire, ce petit bijou architectural, classé depuis
1997 à l’inventaire des Monuments historiques, est ancré « dans la mémoire
collective », souligne le maire Alain Wacheux. Conçue par l’architecte
local Paul Hanote, la piscine – indissociable du parc et du stade qui
l’entourent – ouvre en effet ses portes le 1er août 1936. Les Français
goûtent pour la première fois aux congés payés. Dans la cité minière de
Bruay-La Buissière, alors Bruay-en-Artois, rares sont ceux qui peuvent
s’échapper pour quelques jours.
Le complexe, situé au coeur des corons dont il reste aujourd’hui quelques
vestiges, est très rapidement investi. « Pour les habitants, c’était
merveilleux. Il n’y avait rien ici, pas de club sportif, rien du tout »,
rappellent Claude et Renée Landru, fidèles nageurs de 74 et 77 ans.
La ville, « construite dans une logique exclusivement industrielle »,
n’est à l’époque, selon Alain Wacheux, qu’une « juxtaposition de quartiers
miniers » et la municipalité SFIO souhaite apporter « quelques éléments
d’agrément » aux habitants privés de lieux de loisirs. Les idées
hygiénistes sont alors très en vogue.
Une grenouille accrochée à un fil
En famille ou entre amis, les mineurs, dont très peu savent nager,
viennent « faire trempette ».
Avec courage. Jusqu’en 1963, l’eau n’est pas chauffée. Sa température
oscille entre 13 et 16 °C. Mais qu’importe. La piscine est un moment de
bonheur qu’il faut savourer.
D’un solarium aménagé en surplomb, on aperçoit un terril. « Mon grand-père
disait : "Demain, c’est là qu’on retourne travailler, alors profitons-en"
», raconte Christophe Dubrulle, en désignant le remblai.
Les vieux habitués se souviennent de Mme Carincotte, la vendeuse de
bonbons que l’on achetait « à l’unité pour un ou deux centimes ». Des «
sandwiches au pâté et aux cornichons » qu’ils dévoraient en quittant la
piscine.
Quant aux cours de natation, ils étaient « typiques de la méthode du
dressage », souligne Yves Mancey, responsable des piscines. Les mouvements
étaient répétés au sol, avant d’être accomplis dans l’eau, les apprentis
nageurs accrochés dans le dos à un câble. « On aurait dit une grenouille
accrochée à un fil », se rappelle, amusé, Bernard Vin, 50 ans.
Chaque jour désormais, de mi-juin à mi-septembre, plusieurs centaines de
nageurs profitent dans une ambiance musicale de ses deux bassins de 33 m,
de sa pataugeoire en demi-cercle à la mosaïque couleur pastel, de son
plongeoir de 5 mètres et de ses cabines de bain individuelles.
Rénovée en 1997, elle est aujourd’hui « encore plus belle qu’à l’époque »,
affirment les habitués. •
Autres régions... :
Journal de la Haute-marne
Le télégramme de Brest ( cliquez pour agrandir )
Extrait de la
chronique de France Inter du 9 août 2006 ( cliquez sur l'image...)