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Le Carnaval de Dunkerque
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Cette fête qui se déroule chaque année réunie les Dunkerquois qui pour
l’occasion ont revêtu leurs déguisements.

La foule qui se déplace
dans les rues de la Ville en chantant des airs carnavalesques est guidée
par une fanfare elle-même dirigée par le Tambour-major de la Ville. Les
carnavaleux qui se tiennent par les coudes forment des lignes qui se
suivent et envahissent les rues, ils forment ce que l’on appelle la
"bande ".
Parfois les carnavaleux s’interrompent dans leur marche pour rejoindre
des chapelles, s’arrêter au bistrot Enfin le cortège va se
terminer sur la grand place ou les carnavaleux vont se réunir pour le
rigodon, le chahut final, puis chanter un hommage à Jean-Bart.
photo©www.carnaval-de-dunkerque.com >>
Dès le début du XIXe siècle le port de Dunkerque affiche déjà l’un des carnavals les plus originaux de France. La ville n’est devenue définitivement française qu’en 1662 sous Louis XIV. Elle fut
francisée à la suite d’une ordonnance royale qui imposa peu à peu l’usage du
français. Mais une bonne partie de la population, autant réfractaire au changement
que sentimentalement attachée à ses traditions, continua à parler le flamand.
Si bien qu’il n’est pas étonnant de retrouver encore aujourd’hui, dans les
chansons du carnaval, quelques bribes de dialecte dunkerquois comme « donne
un zô » (zô ou zôt’che est un baiser). Bon nombre de sociétés carnavalesques
empruntent également leur nom au flamand, comme les Kakernesches (les plus
jeunes des enfants), les Snustreraers (les fouines) ou encore la fameuse visscherbende
(bande des pêcheurs).
La cohue des masques !
Pendant que les tambours battent le rappel, l’énorme pagaille s’organise. Les
masquelours, méconnaissables sous leurs maquillages bariolés, se prennent bras
dessus, bras dessous pour former des lignes. Les places du premier rang sont
très convoitées car c’est là que l’engagement physique va être le plus complet.
En effet, c’est aux premiers rangs qu’appartient le privilège de protéger les
musiciens de la foule qui les suit.
Au signal du tambour-major situé à l’avant-poste, fifres et tambours entament le rigodon d’honneur qui servait de rassemblement aux soldats de l’Empire. La foule compacte saute en cadence, on pousse déjà pour mettre les premières lignes à l’épreuve.
Le tambour-major, à la tête d’une soixantaine de musiciens vêtus du ciré et du suroît jaune des pêcheurs, ordonne que cesse le rigodon afin que les fifres reprennent des airs traditionnels de marche connus de tous. Le cortège s’ébranle. Déformée par les poussées
soudaines, la cohue des masques avance en chantant, en hurlant plutôt dans les premiers rangs !
Durant quatre heures, la visscherbende déferle sur la ville comme une vague de
fond au rythme des chahuts, des arrêts obligés des musiciens et des rendez-vous
incontournables.
photo©www.carnaval-de-dunkerque.com
Des harengs et des homards :
Au passage devant l’Hôtel de Ville, cette masse compacte et colorée réclame son
dû : une volée de 450 kilos de harengs saurs emballés sous cellophane (appelés
aussi kippers) qui n’est pas sans rappeler le départ imminent des pêcheurs pour
l’Islande*. Du haut du balcon central, le maire brandit un homard qu’il présente
à la foule qui scande « Delebarre, des homards ». Une telle scène se reproduit six
fois. Celui qui a la chance de s’emparer d’un homard (en plastique) peut le rapporter
à la mairie où il lui sera remis en échange, un bon pour en obtenir un vrai
dans une poissonnerie. En réalité bien peu le font car les carnavaleux préfèrent
garder ce trophée pour le montrer à leurs amis…. Après quatre heures de fête, les carnavaleux se retrouvent au pied de la statue
de Jean Bart pour la célèbre cantate (voir p.3) et le rigodon final. Une émotion,
intense saisit alors la foule, un frisson court le long des poitrines et l’on assiste à
la scène la plus poignante de la journée sans doute, celle qui permet à la bande
de se transformer en une chaîne humaine chaleureuse.

photos Gabriel.Baczkowski février 2006
Un parcours jalonné de « chapelles »
Pour la plupart des masques, la bande est prétexte à d’innombrables pélerinages,
appelés pour la circonstance « chapelles », qui jalonnent le parcours. Il est
d’usage de visiter les maisons amies pour se faire inviter à boire et à manger. Le
plus souvent, les masques se déplacent en petits groupes pour mettre à profit
les bonnes adresses. Ces carnavaleux-là ne voient la bande que du haut des balcons,
derrière les fenêtres des maisons visitées, mais savent parfaitement recréer avec une vision plus haute la même ambiance. Ces haltes sont copieusement
arrosées de bière et de soupe à l’oignon, ce qui permet aux gosiers largement
mis à contribution de se désaltérer.
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des costumes magnifiques, des maquillages réussis, une ambiance
bon-enfant... dans le quartier de La Citadelle : Lundi 3 mars
2003 , Quai Risban
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photos: ©nordmag |
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=> Calendrier
Bals et Bandes |
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CARNAVAL...en
Nord Pas de calais
Quelques jours avant la période de jeûne du
Carême ( lointain héritage de la période médiévale ) se met en place
le Carnaval païen. On oppose Carnaval (du génois "carnavela":
enlève-viande) & Carême (du latin "quadragesima": le
quarantième jour) car la période qui va suivre le Mardi Gras sera une
période de jeûne. Cela commence le jour de l'Épiphanie pour se terminer
le Mercredi des Cendres. Il y a 40 jours de carême, entre le mercredi des
cendres et le jour de Pâques. Historiquement, le carnaval désigne, d'un
point de vue profane, toutes les manifestations festives (défilés
costumés, bals) se déroulant ces jours là.
Sa Majesté Carnaval revient donc chaque année instaurer dans les villes
et villages de notre région son règne d'abondance et de festivités :
ripailles et libertés des mœurs sont au programme. Au XlVème siècle,
il y a deux carnavals: en ville, la fête est organisée &
spectaculaires. Dans les campagnes, le rituel est fortement lié aux
saisons. L'ordre social, mis en place par la société d'Ancien Régime,
est perturbé. On change d'identité, les hommes se déguisent en femme et
vice-versa. C'est une période de réjouissances où il est d'usage que
tous les protagonistes du Carnaval soient mis sur un même pied
d'égalité.
Le temps le plus fort se déroule pendant les trois jours gras (dimanche,
lundi et surtout mardi: le Mardi Gras) qui précèdent le mercredi des
Cendres, début du Carême, quarante jours avant Pâques. En général, on
ne mange pas de gras ni oeufs pendant le carême, la veille, le Mardi
Gras, les gens utilisent ce qui leur reste de graisse et en profitent pour
faire des fritures, beignets & crêpes.
Tous les excès permis dans les rues. On chante on crie; Par opposition au
carême, le carnaval est donc une période de joie où les règles de la
vie normale sont suspendus le temps de la fête. Les interdits sont exclus
du langage et des représentations. Tout n'est qu'extravagance.
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Les
Géants du Nord
Comme chaque ville du Nord, Dunkerque possède ses géants
et le carnaval est pour eux l’occasion de sortir en ville ! 
Depuis 2000, le Reuze et sa famille défilent à l’avant-bande pour ensuite se fondre dans le décor agité.
Reuze est l’un des plus anciens géants. C’est aux environs de l’an 1550 que serait
née sa légende. Elle raconte l’histoire d’un méchant guerrier scandinave
Allowyn, qui après avoir pillé Mardyck, voulut s’en prendre à Dunkerque. Mais à
la descente de son drakkar, il se blessa gravement avec son épée et fut soigné
par Saint-Éloi, l’évangélisateur de Dunkerque. Au seuil de ses 100 ans, le protecteur de la ville mourut
et la cité en pleurs décida de lui rendre hommage en donnant son apparence à un mannequin d’osier.
Au début du XXe siècle, Alfred Dumont, le maire de l’époque attaché aux traditions, fit construire une
reuzinne Mietje et célébra en grande pompe le mariage. De cette union naquirent trois enfants,
Pietje, Boutje et Miesje, bien protégés par six gardes : Allowyn, Dagobert, Gélon, Goliath, Roland, et Samson.
C’est véritablement après la Seconde Guerre mondiale que le Reuze accompagne le carnaval. Il est
rejoint au cours de la décennie 90 par sa famille, ,oubliée pendant une cinquantaine d’années au fond
d’un bâtiment.
=>
Calendrier des sorties
Les géants sont de sortie !
Créée en 1999, l’association « Les Amis du Reuze de Dunkerque et du Patrimoine
folklorique du Dunkerquois » assure la gestion et l’entretien des onze mannequins
d’osier avec l’appui de la municipalité et du Conseil général. Renouant avec la tradition, les géants « relookés » défilent désormais aux
avant-bandes de Dunkerque et de Malo accompagnés des fifres, des tambours et du
public heureux de cette renaissance.
Pour plus d’information, contactez Ludovic Leu, président de l’association, au 06 62 32 53 90.
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Les
sites consacrés
au Carnaval
de Dunkerque... |
http://www.le-carnaval.fr/index.shtml
www.i-france.com/dunkerque/dk.htm
www.carnaval-dunkerque.com www.i-france.com/kiek-reusche
http://www.dunkerque-tourisme.fr/fr/
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http://jlbphotoscarnaval.site.voila.fr
Association
"Fifres et Tambours"de Dunkerque
le
blog photos de papydo
retrouvez chaque semaine, l actualité de la région nord pas de calais et
du dunkerquois a travers les reportages photographiques de papydo
reporter amateur
http://papydo.canalblog.com/
Carnaval de
Steenvoorde :
http://www.les-amis-de-fromulus.com/ |
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