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SAINT-
OMER BREF HISTORIQUE
C'est au VII ème siècle que des Bénédictins
de Luxeuil évangélisent la région de la Morinie. Cette province de
modeste envergure a pour capitale Thérouanne. A la tête du groupe de
moines missionnaires se trouvent les nommées Audomar, Bertin et Momelin.
Ils s'installent sur le mont Sithieu, qui n'est à l'époque qu'un simple
promontoire au cœur d'une contrée marécageuse, le marais de l'Aa. Ils y
fondent alors un couvent, l'abbaye St-Bertin. Audomar, évêque de Thérouanne fait bâtir en 662 sur la colline dominant l'île de Sithieu,
une chapelle, future basilique Notre-Dame. Alors se développe
rapidement un tissu urbain autour de l'espace entre le monastère et la
chapelle. Audomar est canonisé sous le nom de Saint-Omer. Naît alors une
cité, Saint-Omer, qui au fil des siècles sera percées de plusieurs artères
reliant les deux lieux saints. Dès le X ème siècle, la ville prend essor
important et la surface de l'urbanisation accéléré triple facilement. On
peut compte jusqu'à 40 000 Audomarois en 1300 !
Saint-Omer deviendra une importante place drapière
notamment durant le Moyen-âge. Au cours des différentes périodes la ville
de Saint-Omer a su garder son visage d'autrefois. En effet, son cadre
architectural la rend tout à fait unique dans toute la région.
Les franchises de la cité drapière sont
confirmées en 1127. Mais le triste trio des épidémies des XIV et XV ème
fait chuter la population citadine et fait reculer le développement économique.
C'est de son rôle religieux ( après 1553, date de la destruction de Thérouanne
par Charles-Quint, et du transfert du siège épiscopal à Saint-Omer, que
la Cité offre à l'historien un nouveau visage. Elle devient ce qu'il
convient de définir comme un " bastion avancé de la reconquête
catholique ".
Les établissements jésuites sont les plus nombreux.
C'est en 1677, que Vauban s'arrête à
Saint-Omer et s'occupe de renforcer les fortifications. Mais, comme pour
d'autres cité, le refus de l'avancé économique sans précédent que
procure l'installation du chemin de fer relègue Saint-Omer au second plan
de la croissance industrielle. C'est donc au niveau administratif que se
remarque Saint-Omer. La ville ne profite pas de la révolution industrielle.
Les fortifications sont
démantelées de 1892 à 1895 avec conservation d'une partie des
remparts et des arbres pour y dessiner un jardin qui sera aménagé de
1893 à 1897.

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