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Les Prévostés ... en Nord-Pas de Calais


Bien avant que le pouvoir royal ne voulut exercer son autorité dans les moindres recoins des nombreuses provinces d'un vaste ensemble géographique déstructuré, le prévôt était l'homme représentant la loi et un agent d'administration domaniale. C'est à partir du XIème siècle qu'apparaissent ces hommes dans les domaines seigneuriaux. Ils sont à la fois régisseurs et intendants, exercent de la juridiction domaniale et ont pour rôle de collecter les revenus domaniaux. Le prévôt apparaît de plus en plus aux yeux d'une population en proie aux guerres et invasions comme le précepteur prenant par adjudication un ensemble de droits et de redevances, moyennant paiement à termes fixes d'une somme prévue lors du bail. Son pouvoir politique s'amenuise pour être remplacé par celui des baillis, véritables représentant de la volonté royale.

La Beuvrière
situation: à l'ouest de Béthune 

labeuviereDe nombreux toponymes sont issus du nom gaulois biber qui veut dire castor. Au Moyen Age l'hôte de nos rivières peuplait abondamment notre région. La proximité de la Clarence justifie cette présence et explique de ce fait le nom actuel de la commune. En ce lieu, l'ancienne prévôté de l'Abbaye Saint-Vaast d'Arras, entourée d'un mur d'enceinte avec quatre tourelles est le siège des services municipaux. L'art de la brique est immédiatement mis en valeur par la visite des lieux.

 

 

 

Sailly-sur-la-Lys
Situation : au sud-ouest d'Armentière

sailly sur la lys prevosteCette Prévôté de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras fut le témoin en 1347 de la célèbre rencontre entre les troupes royales et les Flamands alliés aux Anglais. La Maison dite de la Prévôté date de 1588, la porte de 1627. Elle servit nettement plus récemment de cadre à un téléfilm que diffusa France 2 ayant pour thème la création d'une crèche par trois femmes de la région. On a pu alors se rendre compte de la bonne tenu intérieure des lieux.

 

LE MANOIR DE L'ESTRACELLES A BEUVRY 
( Classé  Monument Historique )

 La ferme-manoir de l'Estracelles qui date du XVI ème siècle est située dans les anciens marais de Beuvry. Il est remarquable qu'un édifice de cette époque soit encore visible de nos jours. Notre région n'a pas été épargnée par les guerres successives. De l'extérieur on peut apercevoir une cour pavée que fermaient autrefois deux portails. Le manoir a subi de nombreuses modifications: une cheminée monumentale aurait disparu. La demeure comportait quatre salles, un étage de trois chambres et de vastes combles. L'Estracelles est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques

Le lundi 26 juillet 2004,vers minuit, le manoir de l’Estracelles à Beuvry, a été ravagé par un incendie.    => en savoir plus

 

Une nouvelle vie pour la prévôté de Gorre:
Un des fleurons de Beuvry revit à la faveur de la rénovation de la prévôté de Gorre.
Une réhabilitation lourde qui rehausse la richesse architecturale et environnementale des lieux. L’ancien prieuré et son parc le valaient bien.
Le projet date du début des années 2000. Son objectif, « valoriser le caractère exceptionnel et emblématique du domaine » par la modification de la dépendance (l’ancienne porcherie) et d’une partie du corps de ferme principal, édifié entre 1733 et 1740 et connu de beaucoup par sa tour pigeonnier caractéristique.
Les travaux ont notamment consisté en la création de sanitaires dans le bâtiment principal et en l’aménagement, dans ce qui fut la porcherie, de salles d’activités sur une surface de 308 m2. Elles serviront principalement aux centre de loisirs, associations et écoles.
Aux normes HQE…
Aussi lourd qu’il a été, le chantier n’a rien eu d’un bouleversement. Pour l’essentiel, la démolition a été menée « à la petite cuillère » (les appentis disgracieux) et les matériaux d’origine conservés après nettoyage. La brique et la pierre s’harmonisent ainsi parfaitement avec les poutres en bois, le tout s’ouvrant désormais largement sur un jardin à la française.
S’il a été tenu compte de l’architecture dans les aménagements, l’environnement n’a pas été oublié, loin de là. Au final, le site revu et corrigé se caractérise par sa haute qualité environnementale. Outre le recours au bois, la salle est réchauffée et ventilée par un puits canadien, une vieille technique de récupération de la chaleur de la terre qui permet de garder en permanence une température de 13 à 15° dans les locaux. De plus, afin d’éviter la destruction massive des animaux de la zone par les engins de fauche, ce sont des vaches qui assurent désormais la tonte des prairies…
Une gestion écologique durable du site qui pourrait être poussée plus loin.
Cette réhabilitation a coûté 940 000 €. Elle a été accompagnée par Artois Comm. par le biais d’un fonds de concours de 280 000 € HT au titre de la mise en valeur du patrimoine communal.
Une vitrine écologique ?
Sur les recommandations des écogardes d’Artois Comm., la municipalité a maintenant pour projet l’aménagement d’un véritable havre écologique, qui servirait aussi à des fins pédagogiques. Favoriser l’hébergement des hirondelles et des chauves-souris, implanter des fruitiers, des haies et des prairies fleuries pour y attirer les insectes, recréer des milieux humides, des frayères, sont quelques-unes des pistes explorées pour cet espace de 11 hectares.
Dix siècles d’histoire
La présence de la prévôté – du prieuré, monastère avec peu de moines (4/5), dépendant de l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras, est attestée dès le XIe siècle.
Aux XVI et XVIIe siècles, le monastère est imposant, avec son église, ses cloîtres, ses jardins et vergers, sa ferme à cour fermée, soit un ensemble semblable à celui de la prévôté de Labeuvrière. Les fameux albums de Croÿ (1605-1611) le montrent.
Un siècle plus tard, l’église est en ruine, alors qu’est construit le bâtiment que l’on connaît encore aujourd’hui. Le tout est vendu comme « bien national » à la Révolution. Le château de (Gosse de) Gorre est édifié dans la foulée. Mais la superbe demeure est irrémédiablement endommagée lors de la Première Guerre mondiale et doit être détruite. Les bâtiments qui subsistent auront une vocation agricole jusqu’au rachat du domaine par la ville.

source : http://www.artoiscomm.fr/

 

 

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